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Romans

97820210891891918. Dans un endroit reculé des Etats-Unis, dans un vallon qui ne connaît pas le soleil, vit Laurel et son frère Hank dans leur ferme. Laurel est mise au ban de la société, pour la simple raison qu’elle a une tâche de naissance. Cette tâche est perçue par les habitants de la ville la plus proche comme une malédiction, et Laurel est vue comme une sorcière. C’est pour cette raison qu’elle vit recluse dans cette ferme, isolée de tous. Hank revient de la guerre, où il a laissé l’un de ses bras en Europe. Il est accepté par la population, car il est considéré comme un héros.

Un jour, alors qu’elle fait la lessive dans un cours d’eau, Laurel entend le son d’une musique. Intriguée, elle se rapproche du son, et découvre un jeune homme, qui joue de la flûte. Cet homme se révèle être muet. Au fil des pages, une histoire d’amour va se tisser entre ces deux jeunes gens.

Une fois n’est pas coutume, Ron Rash insère une histoire d’amour au sein de son récit. Mais dès les premières pages, dès le prologue, nous redoutons le pire. « Il regarda de nouveau dans le seau, l’eau y était encore trouble mais devenait assez claire pour qu’on voie que le fond abritait quelque chose. Puis s’éclaircit davantage et ce qui gisait là prit une solidité ronde et pâle, à l’exception des trous qui avaient abrité les yeux. »  Ce livre ne s’arrête sur une banal histoire d’amour. Cette dernière est justement l’argument permettant de développer une thématique peu connue : l’excès de patriotisme, et ses conséquences sur les gens dans une Amérique puritaine.

Le paysage est un personnage à part entière. La description du vallon, des endroits où les rayons du soleil touche le sol, est essentielle pour créer l’atmosphère si particulière de ce roman.  L’auteur arrive, par son style narratif, à nous mener là où il le souhaite, et la chute de cette histoire, même s’il l’on redoute le drame annoncé, nous surprend.

En conclusion, la bêtise humaine n’a pas de limite.

clip image0071985, New York. Greta Wells vient de perdre son frère jumeau, Félix, mort du sida, et son compagnon, Nathan, l’a quittée. Elle sombre dans une profonde dépression. Pour s'en sortir, elle va avoir recours à des séances de convulsivothérapie, soit des électrochocs. Le praticien la prévient qu’elle risque d’avoir quelques effets secondaires, comme être désorientée et ne plus savoir dans quel endroit où elle se trouve. Sauf que ces « effets secondaires » vont lui permettre de voyager dans le temps, dans le corps d’autres Greta. Ainsi, que ce soit en 1918 ou en 1941, elle se retrouve être Greta ; entourée par son mari Nathan, son frère Félix (qui n’est pas mort). Ainsi, elle va essayer de modifier le cours des choses. Mais chut, je n’en dévoile pas plus.

L’une des questions que l’on se pose assez rapidement, c’est de savoir si ces expériences de vies parallèles sont le fruit de l’imagination de Greta, suite aux électrochocs, ou s'il s'agit de la réalité.

Un roman vraiment très original, qui nous transporte dans New York, à des périodes charnières : première et deuxième guerre mondiale, et les années 80. La trame historique est bien fouillée, et nous permet de nous immiscer dans le contexte de chaque période.  Un joli coup de cœur pour cette rentrée d’hiver, et un livre à découvrir absolument !

clip image003Elisabeth Taylor, dit Betsy, vient d'être licenciée, est célibataire, et vit avec pour seul compagnon vivant  un chat. Lorsque ce dernier décide de s'enfuir à l'autre bout de la rue, par une journée enneigée, notre héroïne se fait renversée par un véhicule en voulant aller le chercher.

Cela pourrait être le clap de fin, mais, au contraire,  c’est le début d'une aventure. Betsy n'est pas morte. Elle se réveille à la morgue, et, plus tard, réalise qu'elle est un vampire, mais pas comme les autres : elle est censée être la reine des vampires, celle dont parle les prophéties.

Premier roman d'une longue saga, cet opus est très différent des romans vampiriques classiques: il est plein d'humour et joue sur les clichés. Betsy est héroïne malgré elle : une sorte d'Accro au shopping chez les vampires.

clip image004Mai 2012 : à la veille des élections présidentielles, la famille Nerrouche s’apprête à marier l’un de ses fils. Ce mariage représente l’union de deux familles dont l’une est kabyle, et l’autre arabe. Au cours de cette journée chargée en émotion,  nous nous familiarisons et nous attachons presque à Krim (de son vrai nom Abdelkrim), un gamin de dix-huit ans, un peu paumé, qui a un don fabuleux (l’oreille absolue) mais qui préfère fumer des joints et mal se comporter. Pendant cette journée, il a une attitude étrange. Il est préoccupé par quelque chose, distrait.  Il reçoit beaucoup de sms de la part de son cousin, Nazir, le seul qui arrive à avoir un contact et une sorte d’influence sur Krim. Quel lien unit les deux cousins ?

D’un simple mariage à Saint Etienne, et c’est le destin de la France qui va être bousculée de façon soudaine et violente…

Ce livre est le premier roman de Sabri Louatah, et le premier d’une tétralogie. Au fil de la lecture, la tension monte graduellement, pour enfin exploser à la dernière page.  Un roman extrêmement prometteur pour la suite…   

L’histoire se déroule en Sibérie, de nos jours, dans un village isolé. Vladimir Golovkine, un petit vieillard qui essaye de maintenir le village propre, a un rêve : quitter Mourava pour aller dans des villes plus grandes, et peut être un jour aller à Moscou. Mais voilà, il n’a pas d’argent, ou plutôt, son argent n’a plus de valeurs, datant de l’époque soviétique. Au moment où Vladimir perd tout espoir, un français, petit, barbu frappe à sa porte, et lui demande de l’héberger, avec un piano. Le français, Colin Cherbeau, est un pianiste professionnel qui a un souci de taille : il doit jouer le concerto n°2 de Rachmaninov, et bloque toujours au même passage, sa main se raidit, et c’est le drame.

Une rencontre très atypique et des plus saugrenues. Et le début d’un récit merveilleux. Colin et Vladimir vont, d’une certaine façon, s’entraider.

Un roman qui exprime bien l’âme russe.