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Cinéma

FreaksFilm scandaleux, censuré plus de trente ans en Angleterre, Freaks est un chef d’œuvre atypique dans l’histoire du cinéma. Prenant comme décor un cirque ambulant dans les années 30, le long métrage raconte l’histoire du nain Hans qui va tomber amoureux de la belle et grande écuyère Cléopâtre.

Réalisé par Tod Browning, auréolé du succès de Dracula, Freaks fut mis en chantier par la MGM afin de concurrencer le succès des films d’horreur des studios Universal. Souvent considéré tel quel, Freaks n’a pourtant rien du film fantastique classique mais est profondément un film dramatique. La galerie d’hommes tronc, de femme à barbe et de sœurs siamoises que l’on peut découvrir sur cette pellicule ne doit rien à la magie des effets spéciaux. Ces personnes extraordinaires, pensionnaires du cirque Barnum, étaient à l’écran comme à la vie. Le tournage fut d’ailleurs à ce titre éprouvant, les techniciens et acteurs professionnels gênés et horrifiés boycottaient les cantines et autres lieux de vie commune. Et pourtant Tod Browning, lui, aimait ces « monstres » et, à travers son film, il dressa de magnifiques portraits et sublima leurs humanités. Les vrais « freaks » de l'histoire sont finalement les deux personnages considérés comme normaux. 

Le réalisateur dès son adolescence tomba amoureux de l’univers circassien et quitta sa famille  pour rejoindre une troupe itinérante. Des années plus tard, il se mit à la réalisation et, ironiquement, son film le plus personnel marqua la fin de sa carrière tant le public fut choqué.

Malgré des coupes énormes au montage (trente minutes resteront invisibles) et une fin édulcorée, Freaks parvient à surpasser ces difficultés et à marquer profondément le spectateur. La scène culte du banquet les membres du cirque acceptent Cléopâtre comme l’une des leurs est inoubliable. Ancêtre d’un autre film bouleversant, Elephant man de David Lynch, le chef d’œuvre de Tod Browning parle d’amour éconduit, de vengeance et de différence. Sublime et à redécouvrir.

339793L’intrigue se déroule au Caire en janvier 2011, à l’aube de la révolution. Une célèbre jeune chanteuse est retrouvée assassinée dans une chambre d’hôtel ; l’inspecteur Noureddine, interprété par le charismatique Fares Fares, est chargé de l’enquête. Cette dernière prend peu à peu une envergure considérable : l’entourage du président Moubarak pourrait bien être impliqué…

Tarik Saleh, réalisateur suédois d’origine égyptienne, s’inspire ici d’un fait divers datant de 2008 impliquant un membre de l’entourage de Moubarak au sujet du meurtre d’une chanteuse libanaise. Avec les nombreuses manifestations de la place Tahrir en toile de fond (des images télévisées ponctuent l’intrigue du début à la fin), le cinéaste dresse le portrait d’une corruption omniprésente, de la société à la police jusqu’aux hautes sphères de la politique.

Le titre du film fait penser au célèbre roman de James Ellroy L.A Confidential : et pour cause, Tarik Saleh reprend les codes de l’intrigue policière traditionnelle tout en proposant un tableau contextualisé de la ville du Caire.

A la fois novateur et classique, Le Caire Confidentiel séduira même les néophytes en matière de polar !

471835La réalisatrice Blandine Lenoir dresse le portrait d’Aurore, une femme de cinquante ans à la recherche d’un emploi, divorcée et bientôt grand-mère. C’est Agnès Jaoui qui prête son visage et son charme à ce personnage. Le film traite du temps qui passe, de la vieillesse et de la dureté du jeunisme actuel et ambiant. Si une certaine mélancolie et une profondeur apparaissent au détour de certaines scènes, d’autres épisodes tels que les passages d’Aurore au pôle emploi sont tout simplement hilarants ! Le long métrage passe ainsi par différentes couleurs, toutes subtiles, à l’image de la vie, et on suit avec plaisir et jubilation les aventures si humaines de cette belle héroïne !

179351Etats-Unis, 2005. Billy Lynn et son escadron sont de retour d’Irak et sont célébrés comme des héros. La parade atteint son paroxysme lors d’un match de football, où l’essentiel de l’intrigue du film se concentre.

Ang Lee se penche ici sur le stress post-traumatique et dresse un portrait très critique de l’Amérique. Les cérémonies en l’honneur des soldats deviennent rapidement grotesques ; la superficialité extrême de ces « shows » grand-guignolesques vient se heurter de plein fouet à la détresse du personnage principal, traumatisé par un assaut particulièrement brutal en Irak.

Le réalisateur de L’Odyssée de Pi et du Secret de Brokeback Mountain a tourné son film en 120 images par seconde (le format standard est de 24 images par seconde) ce qui procure une impression d’ultra-réalisme à l’image et permet une immersion totale. Cette technique associée à une mise en scène remarquable rend le personnage de Billy Lynn et le film dans sa globalité bouleversants.

Très discret lors de sa sortie au cinéma, ce film singulier et méconnu mérite une réelle reconnaissance !

567391Thriller prenant pour cadre les bas-fonds de New-York, Good time prend comme point de départ deux frères qui se lancent dans un braquage. L’un parvient à s’enfuir, l’autre se fait incarcérer. Connie va tout tenter pour sauver son frère.

Véritable plongée dans le monde de la nuit urbaine, ce long métrage est tour à tour violent, halluciné (les éclairages et la bande-son sont incroyables), dur et grotesque. Le héros, joué par un Robert Pattinson très loin de son rôle dans de vampire dans Twillight, accumule les ennuis et les mauvaises idées, et, en tentant de s’en sortir, ne parvient qu’à chuter encore plus bas, entrainant avec lui les gens qu’il croise. Les frères Safdie, dresse un portrait d’un New-York sombre, fait de paumés et de malfrats assez proche des premiers films de Martin Scorsese.

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