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documentaire

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lavalleedesloupsJean-Michel Bertrand signe ici son deuxième documentaire, après Vertiges d’une rencontre en 2010 qui était consacré aux aigles. Dans La Vallée des Loups, le réalisateur-aventurier passionné part à la recherche des loups dans les Alpes. Son incroyable quête va durer 3 ans et Bertrand décide de ne rien cacher : des conditions difficiles au sentiment d’échec, le réalisme est la clef de voûte de ce superbe film.

Car le réalisateur ne croisera la route des loups qu’après un an de recherches et de bivouac dans la montagne sauvage : en plus d’être beau et enrichissant, La Vallée des Loups dresse le portrait d’un homme réellement passionné dont l’obsession et la persévérance laissent le spectateur admiratif.

Au-delà d’un simple documentaire sur la nature, ce film contemplatif est à la fois rafraîchissant, esthétique, touchant et instructif.

 

lepeupleminiatureCet adorable documentaire animalier raconté par Cécile de France a nécessité trois ans de travail et pas moins de quarante tournages à travers le monde.

Le Peuple miniature retrace la sortie de l’enfance d’une souris-sauterelle du Far West américain, d’une musaraigne-éléphant d’Afrique et d’un tamia d’Amérique du Nord. Il est question également, de manière plus fugace, des ouistitis de Rio de Janeiro et des toupailles des forêts tropicales de Bornéo.

Ce tour du monde des animaux minuscules est instructif et ne manque pas d’humour. Les péripéties rencontrées par nos mini-héros sont filmées à la manière des dessins animés : ralentis, musique épique, tout est mis en œuvre pour rendre ce docu-fiction (certaines scènes sont néanmoins reconstituées) captivant pour le spectateur de tout âge.

A la fois immersif, ludique et didactique, Le Peuple miniature ravira toute la famille !

 

aaaaaaaaaaaaaaaaaBouleversant, ce documentaire d’Anne-Dauphine Juilland prend pour sujet différents enfants gravement malades et suit leurs quotidiens entre hôpitaux, traitements, vies familiales et loisirs. Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual sont incroyablement attachants et parviennent avec une maturité étonnante à trouver le bonheur malgré la douleur et les contraintes lourdes de leurs maladies. Il se dégage de ces images une grande douceur et beaucoup d’émotions. La réalisatrice ayant perdu elle-même deux de ses enfants, réussit à garder la pudeur nécessaire pour raconter l’histoire de ces petits héros et à capter des scènes à la fois magnifiques et hilarantes ! Et les mistrals gagnants dresse de sublimes portraits dont on n’en sort pas indemne.

alexandermcqueenLe journaliste spécialisé dans la mode, Loïc Prigent, a réalisé un passionnant documentaire sur l’un des stylistes les plus doués de sa génération : Alexander Mcqueen. Retraçant la réalisation des dernières créations de celui que l’on appelait l’ « Enfant Terrible »de la mode, le film dresse le portrait d’un artiste à part entière, singulier, à la fois sensible et provocateur. Loïc Prigent parvient à capter toute la puissance et la beauté de ses défilés : la collection printemps été de 2014 inspirée du film « on achève bien les chevaux » où le catwalk devient une piste de danse sur laquelle les mannequins virevoltent et courent jusqu’à l’épuisement ou bien encore Plato’s Atlantis, défilé dénonçant le réchauffement climatique et présentant une nouvelle humanité hybride.

En puisant son inspiration au-delà de l’univers de la mode (Révolution industrielle, crise économique et guerres ont été, entre autres, des thématiques), en transformant l’espace d’un défilé en théâtre ou en échiquier géant et en utilisant les nouvelles technologies (l’apparition magnifique de Kate Moss en hologramme marqua les esprits), Alexander Mcqueen parvint à transcender le monde de la haute-couture.

En proie à ces démons (la dépression et différentes addictions) et suite au décès de sa mère, le styliste mit fin à ses jours en 2010 après avoir bouleversé le monde de la mode par son génie et sa créativité extraordinaire. Le documentaire de Loïc Prigent magnifié par la musique de Nils Frahm lui rend un superbe hommage.

18453521 jpg r 1280 720 f jpg q x xxyxxL’illustre réalisateur de « Aguirre, la colère des dieux » signe ici un documentaire passionnant et atypique sur Timothy Treadwell qui a passé treize étés consécutifs auprès des ours sauvages en Alaska. Par le biais d’images de Treadwell lui-même et de témoignages, Herzog tente d’éclairer une personnalité singulière, dotée d’un déterminisme et d’une passion sans failles. La narration du réalisateur allemand tient en haleine tout au long du documentaire, jusqu’au final à la fois tragique et ironique, puisque Treadwell est dévoré par un ours.