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Musique

slowdiveCe 4ème album éponyme de Slowdive marque le grand retour des pionniers du « shoegaze » après 22 ans de silence. La notion de « shoegaze » (littéralement « contempler les chaussures ») renvoie à la dimension mélancolique et introspective de ce style de rock alternatif né à l’aube des années 90. Durant ces nombreuses années d’absence, chaque membre du groupe s’est orienté vers d’autres projets musicaux. Puis 2014 marquera leur reformation pour une série de concerts et l’élaboration de ce bel opus.

Ce dernier est composé de huit morceaux semblables à des paysages sonores : on se laisse rapidement séduire par leur ambiance planante et poétique.

neonDerrière Octave Noire se cache Patrick Moriceau, un musicien de 43 ans. Après avoir passé une partie de son enfance en Côte d’Ivoire, il étudie la musicologie à Paris puis écrit beaucoup pour les autres. « Néon » est donc un premier album beau et mystérieux, à l’image de sa pochette, où les compositions électro-pop côtoient une voix à la Alain Chamfort.

Si les textes, écrits principalement en français, sont très épurés, côté musique Octave Noire propose des compositions complexes, subtiles et parfois surprenantes (voir le très dansant « Sur un tube disco »).

Définitivement personnel, poétique et singulier, « Néon » est à découvrir sans plus attendre !

for seasonsVioloniste d’origine britannique, Daniel Hope reprend, sur son dernier disque, des partitions ayant pour thème les saisons et le temps qui passe. Du baroque Rameau aux romantiques Schumann et Tchaïkovski en passant par les compositeurs contemporains Nils Frahm et Chilly Gonzales, le musicien réinvente ces magnifiques pièces et les sublime. Daniel Hope joue ainsi les réarrangements que Max Richter créa pour Les Quatre saisons d’Antonio Vivaldi. Tout en respectant l’esprit initial du chef d’œuvre, le violoniste apporte un nouveau souffle et une fraîcheur à cette musique.

Planetarium web 1497014950Planetarium est l’œuvre d’un quatuor masculin composé du chanteur Sufjan Stevens, du guitariste de The National Bryce Dessner, du compositeur Nico Muhly et du batteur James McAlister. Initialement crée pour la scène et joué en 2011, ce projet a finalement le droit à un enregistrement et à une sortie en disque cette année. Reprenant le célèbre concept de Gustav Holst tout en s’éloignement radicalement du style, cet album fait la part belle à une musique électronique parfois pop parfois plus ambient, en tous les cas toujours accompagnée de cuivres et de cordes. Chaque chanson porte le nom d’une planète ou d’un phénomène spatial (Black Hole) et retranscrit parfaitement les sentiments et les atmosphères qui s’en dégagent.  Les titanesques Saturn et Jupiter évoluent sur une profusion incroyable de beats tandis que le sublime Neptune est plus minimaliste et mélancolique. Les longues nappes sonores d’Earth laissent place aux douces et oniriques Mercury et Venus. Les textes des chansons naviguent entre références mythologiques et scientifiques et sont liés à des problématiques bien plus humaines : l’infiniment grand rejoignant l’infiniment petit. La voix de Sufjan Stevens est ici majoritairement modifiée, robotisée par la technique de l’Auto-tune (popularisée par le RnB) et autres Vocoders. Si le traitement peut surprendre à la première écoute, il se fond au fur et à mesure idéalement avec le concept de l’album où les textures et les sons diffèrent selon les chansons tout comme les masses et les atmosphères changent selon les planètes. Et lorsque le chant de l’artiste américain est délivré de la technologie par instant, il devient fragile, humain et d’autant plus touchant. Avec Planetarium, les quatre musiciens délivrent un magnifique voyage sensoriel…

blood ceremony lord of misrule« Lord of Misrule » est le quatrième opus des canadiens de Blood Ceremony, talentueux groupe de doom métal/rock progressif. Ce dernier s’est formé en 2006 avec la charismatique Alia O'Brien au chant, à la flûte et au clavier, Sean Kennedy à la guitare, Lucas Gadke à la basse et Michael Carrillo à la batterie. Blood Ceremony s’inspire du rock des années 70 et de l’occultisme, à la façon des légendaires Black Sabbath et des plus récents Electric Wizard, avec qui le groupe avait partagé une tournée européenne à l'aube de sa carrière. Leur musique frappe l’auditeur par sa cohérence (remarquable également sur scène), son énergie et son éclat. Car Blood Ceremony insuffle ici une grande luminosité à son thème de prédilection, l’occultisme, par le biais de la présence d'une flûte traversière, de lignes de chant clair et occasionnellement de l’orgue, ce qui donne à « Lord of Misrule » (« Le Prince des Sots ») des allures de balade psychédélique. Tour à tour léger, poétique et exigeant, ce bel album ravira de nombreux fans des envoûtantes années 70 !