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Musique

for seasonsVioloniste d’origine britannique, Daniel Hope reprend, sur son dernier disque, des partitions ayant pour thème les saisons et le temps qui passe. Du baroque Rameau aux romantiques Schumann et Tchaïkovski en passant par les compositeurs contemporains Nils Frahm et Chilly Gonzales, le musicien réinvente ces magnifiques pièces et les sublime. Daniel Hope joue ainsi les réarrangements que Max Richter créa pour Les Quatre saisons d’Antonio Vivaldi. Tout en respectant l’esprit initial du chef d’œuvre, le violoniste apporte un nouveau souffle et une fraîcheur à cette musique.

De la même façon, il enrichit par des cordes le très beau et minimaliste Avril 14th du compositeur de musique électronique Aphex Twin. For Seasons est un incroyable album qui parvient à homogénéiser des compositions d’origines très diverses et à transcender son concept. A découvrir !

blood ceremony lord of misrule« Lord of Misrule » est le quatrième opus des canadiens de Blood Ceremony, talentueux groupe de doom métal/rock progressif. Ce dernier s’est formé en 2006 avec la charismatique Alia O'Brien au chant, à la flûte et au clavier, Sean Kennedy à la guitare, Lucas Gadke à la basse et Michael Carrillo à la batterie. Blood Ceremony s’inspire du rock des années 70 et de l’occultisme, à la façon des légendaires Black Sabbath et des plus récents Electric Wizard, avec qui le groupe avait partagé une tournée européenne à l'aube de sa carrière. Leur musique frappe l’auditeur par sa cohérence (remarquable également sur scène), son énergie et son éclat. Car Blood Ceremony insuffle ici une grande luminosité à son thème de prédilection, l’occultisme, par le biais de la présence d'une flûte traversière, de lignes de chant clair et occasionnellement de l’orgue, ce qui donne à « Lord of Misrule » (« Le Prince des Sots ») des allures de balade psychédélique. Tour à tour léger, poétique et exigeant, ce bel album ravira de nombreux fans des envoûtantes années 70 !

MI0004154953Second album prometteur, « Sirens » dénote par son originalité et sa finesse. En six morceaux, Jaar nous plonge dans un univers teinté d’électro, de jazz et de pop. « Killing Time » ouvre le bal avec une superbe introduction stellaire qui laisse ensuite place à la voix du musicien qui se déploie dans une atmosphère poétique, accompagnée d’une instrumentation brute. Jaar, américano-chilien, alterne les chansons en anglais et en espagnol au fil de l’album, créant ainsi un bel éclectisme. Egalement producteur et DJ, Jaar s’impose en tant qu’artiste prolifique (il a aussi signé la bande originale de « Dheepan » d’Audiard) et plein d’avenir au sein de cette nouvelle génération. A suivre de près !

camilleCinquième album de la chanteuse française, révélée au grand public avec le succès de Ta douleur en 2005, OUÏ est un disque, comme toujours avec cette artiste, original et atypique. Si ces premiers albums étaient basés sur la voix et les percussions corporelles, OUÏ repose sur un tambour, des sons électroniques discrets et des chœurs. Les textes poétiques prennent leur envol sur des allitérations et traitent de la maternité, Fontaine de lait, d’écologie, Twix, de la filiation, Fille à papa et de sujets plus actuels comme Nuit debout avec toujours ce même style aussi cru que surréaliste. Des danses folkloriques comme Les loups rappellent les tonalités fantaisistes de ses précédents albums et se parent de modernité electronique.

Il suffit d’écouter le magnifique Sous le sable qui ouvre OUÏ pour se rappeler que Camille est définitivement une artiste à part dans le monde de la chanson française et qu’elle parvient toujours à renouveler son style tout en restant authentique.

MystereDeuxième album du jeune groupe de rock français, La Femme, Mystère sort en 2016 et connait instantanément un grand succès. Difficile de faire rentrer ce disque dans une case tant il passe d’un genre musical à un autre, du rockabilly à la pop, du yéyé à l’électro ou à la cold wave. Sphynx ouvre le bal et invite l’auditeur à entrer dans son monde psychédélique. Où va le monde enchaine dans un style plus rock, légèrement désenchanté et surtout incroyablement entêtant et addictif. Le magnifique Al Warda se pare d'arrangements orientaux et mêle deux chants, l'un en arabe et l'autre en français. 

Les paroles de l’album, tout comme l’univers du groupe, évoquent le monde adolescent : de la rentrée des classes nostalgique, Septembre, aux amours contrariés, Elle ne t'aime pas, en passant par les errances urbaines, SSD.