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Musique

0fa40513Jeune pianiste allemand formé au répertoire classique, Nils Frahm s’est très vite intéressé à l’expérimentation et à la musique électronique. En résulte un son incroyable, mélange de synthétiseurs, de séquenceurs et de claviers traditionnels que l’on peut découvrir sur ce magnifique album qu’est Spaces sorti en 2013. C’est un véritable voyage que nous propose Nils Frahm. Says progresse sur des notes à la fois répétitives et subtilement changeantes avant d’exploser à la sixième minute en un final bouleversant et lumineux. "For – Peter – Toilet Brushes – More" démarre sur

des sons percussifs crées par les cordes frappées d’un piano préparé ( on peut penser à John Cage) pour se transformer, dans un long et puissant crescendo, en une musique aussi trépidante que sublime. A la croisée du classique, du jazz, de l’ambient et de l’électro, Spaces offre une nouvelle musique vibrante, exigeante, sincère, et atteste du pouvoir créatif et émotionnel de son compositeur.

 

915hq1emRbL SY355 Ramin Djawadi est un compositeur de musique de film d’origine allemande et iranienne qui fut longtemps l’assistant et l’orchestrateur de Hans Zimmer. Avec la bande originale de la série à succès Westworld, il signe une œuvre passionnante. Les thèmes sont marquants et entêtants lorsqu’ils ne sont pas bouleversants (on pensera notamment au sublime This World). Ramin Djawadi joue également sur une confrontation passé/futur en reprenant des chansons issues de la culture pop pour les métamorphoser en pièce orchestrale (une version épique de Paint it Black des Rolling stones) ou en morceau de saloon (une reprise au piano de Back to black d’Amy Winehouse). Radiohead, The Cure ou encore Soundgarden ont également droit à leurs réorchestrations.

BTD cover large 1024x1024En septembre 2014, après 35 ans d’absence, l’icône britannique reprend le chemin de la scène pour 22 représentations à guichets fermés au Hammersmith Apollo à Londres. Le nom de l’artiste s’efface derrière celui de la troupe qui l’accompagne, « The K Fellowship » : « Before the Dawn » est en effet une création artistique complète qui mélange musique et théâtre. Notamment la seconde partie de « Hounds of love » (1985) et de « Aerial » (2005) composent  ce spectacle en trois actes.

L’interprétation et la technique de la chanteuse sont saisissantes, malgré l’absence de toute représentation depuis 1979. Au fil de l’écoute, la magie du spectacle est retranscrite, ainsi que l’émotion du public (les 80 000 billets s’étaient vendus en 15 minutes !) faisant de ce bel album live une œuvre à part entière. Kate Bush confirme avec « Before the Dawn » son immense talent, son perfectionnisme ainsi que sa recherche constante de totalisation et de nouveaux horizons. Après l’écoute de ce disque flamboyant, on ne souhaite qu’une chose : une sortie DVD du spectacle, initialement prévue et finalement annulée par la chanteuse.

mehariarchimede« Au fond j'y crois encore, viens j’t’emmène à bon port »

Quatrième disque du groupe lavallois Archimède, Méhari nous entraîne dans une très jolie balade, avec pas moins de 11 chansons pour accompagner cette escapade.

Les mélodies s’affirment, s’affinent, s’étoffent. Les paroles se font mordantes, drôles, profondes. Le tout nous emmène au-delà des sentiers battus, là où les harmonicas et les guitares règnent, là où le regard est positif, là où l’humour et les jeux de mots sont rois !

Si la route d’Archimède est grande devant eux, s’ils gagnent en maturité et si leurs chansons évoluent forcément,

3663729018304 600Xavier Dolan a comme marque de fabrique, à l’instar de Quentin Tarantino, d’utiliser la musique pop et électro pour illustrer les scènes intenses et importantes de ses films. On se souvient de Céline Dion et d’Oasis dans «Mommy», de «Bang Bang» repris par Dalida et de The Knife dans «Les Amours imaginaires» ou encore de Moderat dans «Laurence Anyways ». Son dernier film, «Juste la fin du monde», ne déroge pas à la règle et parsème la musique originale, composée par Gabriel Yared, de chansons caractérisant les différents protagonistes. Du «gaguesque» tube d’O-zone, en passant par Camille, Moby ou encore Grimes, les morceaux s’égrènent pour sublimer les scènes du film.