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Musique

915hq1emRbL SY355 Ramin Djawadi est un compositeur de musique de film d’origine allemande et iranienne qui fut longtemps l’assistant et l’orchestrateur de Hans Zimmer. Avec la bande originale de la série à succès Westworld, il signe une œuvre passionnante. Les thèmes sont marquants et entêtants lorsqu’ils ne sont pas bouleversants (on pensera notamment au sublime This World). Ramin Djawadi joue également sur une confrontation passé/futur en reprenant des chansons issues de la culture pop pour les métamorphoser en pièce orchestrale (une version épique de Paint it Black des Rolling stones) ou en morceau de saloon (une reprise au piano de Back to black d’Amy Winehouse). Radiohead, The Cure ou encore Soundgarden ont également droit à leurs réorchestrations.

mehariarchimede« Au fond j'y crois encore, viens j’t’emmène à bon port »

Quatrième disque du groupe lavallois Archimède, Méhari nous entraîne dans une très jolie balade, avec pas moins de 11 chansons pour accompagner cette escapade.

Les mélodies s’affirment, s’affinent, s’étoffent. Les paroles se font mordantes, drôles, profondes. Le tout nous emmène au-delà des sentiers battus, là où les harmonicas et les guitares règnent, là où le regard est positif, là où l’humour et les jeux de mots sont rois !

Si la route d’Archimède est grande devant eux, s’ils gagnent en maturité et si leurs chansons évoluent forcément,

3663729018304 600Xavier Dolan a comme marque de fabrique, à l’instar de Quentin Tarantino, d’utiliser la musique pop et électro pour illustrer les scènes intenses et importantes de ses films. On se souvient de Céline Dion et d’Oasis dans «Mommy», de «Bang Bang» repris par Dalida et de The Knife dans «Les Amours imaginaires» ou encore de Moderat dans «Laurence Anyways ». Son dernier film, «Juste la fin du monde», ne déroge pas à la règle et parsème la musique originale, composée par Gabriel Yared, de chansons caractérisant les différents protagonistes. Du «gaguesque» tube d’O-zone, en passant par Camille, Moby ou encore Grimes, les morceaux s’égrènent pour sublimer les scènes du film.

BTD cover large 1024x1024En septembre 2014, après 35 ans d’absence, l’icône britannique reprend le chemin de la scène pour 22 représentations à guichets fermés au Hammersmith Apollo à Londres. Le nom de l’artiste s’efface derrière celui de la troupe qui l’accompagne, « The K Fellowship » : « Before the Dawn » est en effet une création artistique complète qui mélange musique et théâtre. Notamment la seconde partie de « Hounds of love » (1985) et de « Aerial » (2005) composent  ce spectacle en trois actes.

L’interprétation et la technique de la chanteuse sont saisissantes, malgré l’absence de toute représentation depuis 1979. Au fil de l’écoute, la magie du spectacle est retranscrite, ainsi que l’émotion du public (les 80 000 billets s’étaient vendus en 15 minutes !) faisant de ce bel album live une œuvre à part entière. Kate Bush confirme avec « Before the Dawn » son immense talent, son perfectionnisme ainsi que sa recherche constante de totalisation et de nouveaux horizons. Après l’écoute de ce disque flamboyant, on ne souhaite qu’une chose : une sortie DVD du spectacle, initialement prévue et finalement annulée par la chanteuse.

0009687046 10Mehdi Benjelloun rebaptisé pour la scène Petit Biscuit est un phénomène. Agé seulement de 17 ans, il a déjà une carrière assez impressionnante derrière lui et a commencé en postant tout simplement ses productions sur soundcloud. De formation classique (il a appris le violoncelle, le piano et la guitare, tout petit, au conservatoire), Petit Biscuit s’est vite tourné vers la musique électronique comme en atteste son premier EP. Dès les premiers morceaux, ses inspirations pop et world music se font entendre et réjouissent les oreilles de l’auditeur. Aussi obsédante que poétique, sa musique, très accessible, est une invitation à la rêverie, au voyage et même à la danse. En écoutant l’un des morceaux phare de l’album, «Jungle», on ne peut douter de l’avenir de l’electronica française qui semble alors bien lumineux.