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Musique

RatatatLe duo de musiciens newyorkais Ratatat fut révélé sur la scène internationale en 2004 avec son premier album et en particulier grâce au morceau Seventeen years, véritable bombe électro-rock.

 

Quatre ans plus tard sortait LP3 asseyant encore plus le talent et les capacités musicales de ce groupe. Tour à tour dansant et émouvant, ce disque est instantanément accessible, une qualité parfois négligée dans l’univers de la musique électronique purement instrumentale.

fka twigsÀ la sortie de son tout premier album, FKA Twigs, Tahliah Barnett à la ville, a été présentée par la presse comme le croisement improbable de Beyoncé (pour les pirouettes vocales et physiques) de Portishead et de James Blake (pour la production électro sophistiquée). Et LP1 témoigne en effet d’un style hybride nourrit autant de R&B que de Trip-hop et de Dubstep. Le premier single, l’épique Two weeks, qui fut accompagné d’un clip vidéo somptueux, est d’une redoutable efficacité. Sur des infrabasses énormes, le chant de FKA Twigs se déploie tout en sensualité et incantations amoureuses. Sa voix se dédouble tandis que la rythmique est parasitée par des nappes étranges et entêtantes. Si les racines R&B sont fortement présentes sur ce morceau ou bien encore sur Pendulum, la chanteuse, au fil de l’album, n’hésite pas à s’aventurer vers des contrées plus expérimentales.

 

Album froid à l’image des clips et visuels très synthétiques de l’artiste, LP1 brasse des genres depuis longtemps usités pour en extraire une nouvelle forme de musique, surprenante et futuriste.  À découvrir !

 

damon albarnLeader du groupe Blur, créateur de Gorillaz et d’opéras, producteur d’artistes maliens notamment Amadou et Mariam, Damon Albarn est un explorateur musical, hyperactif et infatigable. Face à un tel  éclectisme, lorsque son premier album solo Everyday robots paru en 2014, le public s’interrogea sur la direction artistique qu’avait pris l’artiste. Et c’est un disque à l’image de sa pochette qui sortit dans les bacs : dépouillé, humble et introspectif. La chanson d’ouverture qui donne son nom à l’album donne le ton : une boucle électro simple et élégante épousée par des cordes orientales. « We are everyday robots on our phones » chante Damon Albarn dans une atmosphère doucement mélancolique. Et le reste du disque est à l’avenant. Un chœur discret apparait dès le deuxième morceau, Hostiles, et plonge l’auditeur dans un spleen de plus en plus rêveur et tendre. La quatrième piste, Mr Tembo, surprend en interrompant les errances poétiques et en accélérant la rythmique parant ainsi l’album d’accents plus pop. Mais le sursaut est de courte durée et les morceaux qui suivent, notamment le magnifique The selfish giant, reprennent les méandres nostalgiques et apaisés du musicien jusqu’au final, dernière pirouette stylistique, l’éclatant et optimiste Heavy seas of love.

Damon Albarn est un grand admirateur de Brian Eno, l’un des créateurs de l’ambient music et si Everyday robots n’appartient pas à ce genre musical, il a cependant la même capacité d’envelopper et d’accompagner celui qui l’écoute. C’est un album d’une élégance rare qui témoigne de la créativité intarissable de son auteur et qui révèle, comme jamais, sa sensibilité.