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Romans

 

sladehouseAuteur de L’Âme des horloges ou encore la Cartographie des nuages, adaptée au cinéma par les sœurs Wachowski sous le titre Cloud Atlas, David Mitchell explore une fois de plus avec brio la question de la temporalité sous une plume haletante et angoissante.

Slade House est un roman choral, qui peut également s’envisager comme une suite de nouvelles,  où chaque dernier samedi d’octobre, tous les 9 ans, d’étranges évènements  se déroulent dans une vaste demeure comme un sombre manoir. Le début du livre nous fait remonter en 1979 où une mère et son fils pénètrent dans Slade House sur l’invitation du mystérieuse Lady, Norah Grayer. Ici se trouve également un jeune garçon prénommé Jonah. Cette mère et son enfant ne reviendront jamais de cette étrange rencontre et il faudra attendre 9 ans pour qu’un inspecteur de police, Gordon Edmonds, ne s’intéresse à cette affaire. Seulement voilà, les évènements prendront une tournure inattendue…

Passionnant roman à la croisée entre SF et fantastique, Slade House sera ravir les amateurs et amatrices de maisons hantées et d’oraisons funèbres. Les lecteurs et lectrices de S.King trouveront également à travers cette lecture, un univers qui se referme sur eux, tel un fantastique piège angoissant.

 

 

hommeelectriqueDans ce roman « voltapunk » (petite déclinaison du steampunk), Victor Fleury déploie une uchronie au cœur de l’empire de Napoléon IV, l’Empire Electrique. Durant ce formidable roman d’aventure, différents personnages de la littérature vont se côtoyer, s’affronter et prendre ainsi part au conflit naissant entre la France impériale et le Tsar de Russie.

Au centre de cette histoire, l’homme électrique se distingue par la profondeur de son personnage. Véritable incarnation du progrès, cet espion au service de l’empire français, ce voleur de visages, va jouer un rôle déterminant. Machine douée d’une conscience, cet homme électrique va au fur-et-à mesure de la lecture nous dévoiler la genèse de son existence.

Appuyé dans sa mission par le frère Vacher et la Comtesse Cagliostro (franc clin d’œil à Arsène Lupin), l’automate nous conduira de Lyon jusqu’aux confins de l’est (non loin du château du comte Dracula…) en passant par Venise ou bien encore à bord de  l’Orient Express.

A la fois dense mais à la plume pertinente, l’écriture de Victor Fleury nous plonge dans cet univers comme un formidable roman d’aventure, où la dimension voltapunk est diffusée avec à-propos, tant pour servir l’esthétisme du cadre que pour questionner le rapport de l’homme à la machine, qu’il soit d’ordre philosophique ou politique. Développés avec soin, les protagonistes de cette aventure ne sont pas manichéens et les nombreuses péripéties sauront apporter des étincelles dans ce beau roman, accessible à tous.

 

roi par effractionFrançois Garde s’empare de l’immense (par la taille comme par le destin) Joachim Murat, Maréchal et Prince de l’Empire napoléonien, et surtout Roi de Naples et des Deux-Siciles. Quel personnage !

L’auteur commence son histoire de Murat en nous montrant sa tentative de reconquérir son trône napolitain qui lui a été repris alors qu’il allait aider Napoléon revenu en 1815. Malheureusement ce geste de fidélité lui coutera tout ce qu’il avait gagné. Il est rapidement fait prisonnier par les forces de Ferdinand, roi déchu de Naples. Ce dernier hait prodigieusement Murat. Le maréchal le sait et il sait que Ferdinand va le faire tuer rapidement sans procès. On suit donc les derniers jours du grand cavalier et on lit ses réflexions sur ces choix : de son refus de rester au séminaire pour s’engager volontairement dans les troupes révolutionnaires jusqu’au choix de trahir Napoléon quand celui-ci commence à perdre la main face aux forces Européennes liguées contre lui (le tout pour sauver Naples), en passant par son mariage d’amour avec Caroline Bonaparte et ses batailles.

C’est un livre historique certes mais l’auteur y a mis tellement d’élan lorsqu’il parle de la Charge d’Eylau ou des grands moments de la politique de Murat qu’on est très vite immergé dans le destin de cet homme. Et quel homme : onzième enfant d’un aubergiste du Quercy, il est devenu roi à la force de sa volonté et de ses prouesses militaires ! Un véritable enfant de la Révolution car cela n’aurait pas pu arriver sous l’Ancien Régime !

Ce n’est pas un roman lourd comme le sont parfois les romans historiques, c’est enlevé et épique comme l’épopée napoléonienne ! ous le recommandons aux amateurs de la période comme aux curieux désireux de découvrir ce destin si particulier d’un homme qui a participé à faire l’Histoire !

 

roi par effractionFrançois Garde s’empare de l’immense (par la taille comme par le destin) Joachim Murat, Maréchal et Prince de l’Empire napoléonien, et surtout Roi de Naples et des Deux-Siciles. Quel personnage !

L’auteur commence son histoire de Murat en nous montrant sa tentative de reconquérir son trône napolitain qui lui a été repris alors qu’il allait aider Napoléon revenu en 1815. Malheureusement ce geste de fidélité lui coutera tout ce qu’il avait gagné. Il est rapidement fait prisonnier par les forces de Ferdinand, roi déchu de Naples. Ce dernier hait prodigieusement Murat. Le maréchal le sait et il sait que Ferdinand va le faire tuer rapidement sans procès. On suit donc les derniers jours du grand cavalier et on lit ses réflexions sur ces choix : de son refus de rester au séminaire pour s’engager volontairement dans les troupes révolutionnaires jusqu’au choix de trahir Napoléon quand celui-ci commence à perdre la main face aux forces Européennes liguées contre lui (le tout pour sauver Naples), en passant par son mariage d’amour avec Caroline Bonaparte et ses batailles.

C’est un livre historique certes mais l’auteur y a mis tellement d’élan lorsqu’il parle de la Charge d’Eylau ou des grands moments de la politique de Murat qu’on est très vite immergé dans le destin de cet homme. Et quel homme : onzième enfant d’un aubergiste du Quercy, il est devenu roi à la force de sa volonté et de ses prouesses militaires ! Un véritable enfant de la Révolution car cela n’aurait pas pu arriver sous l’Ancien Régime !

Ce n’est pas un roman lourd comme le sont parfois les romans historiques, c’est enlevé et épique comme l’épopée napoléonienne ! Nous le recommandons aux amateurs de la période comme aux curieux désireux de découvrir ce destin si particulier d’un homme qui a participé à faire l’Histoire !

 

 

civilizationsLaurent Binet, connu pour son HHhH, a fait ses preuves dans le genre du roman historique. Le voici de retour avec cette fois-ci une uchronie réalisée avec maestria ! Plutôt que d’écrire l’histoire, il s’essaye cette fois à la réécrire. Il satisfait à l’éternelle question que tout un chacun se pose devant un manuel d’histoire : « Et si ? ». Alors habituellement on voit beaucoup de réécritures uchroniques sur « Et si Hitler avait gagné ? » comme dans Le Maitre du Haut Château de Ph. K. Dick. Là, Binet propose une uchronie plus ancienne : « Et si les Incas avaient gagné contre les Conquistadors ? ». Une part beaucoup plus importante de l’histoire change alors puisqu’il s’agit de remettre en cause l’ensemble de la découverte des Amériques par les Européens et même plus.

Comment réussir ce tour de force ? Et bien avec un roman fait de quatre parties. La première est une saga viking qui parle d’une troupe ayant accosté sur les côtes est de l’Amérique du Sud. Cette rencontre apporte un avantage aux Indiens qu’ils n’avaient pas dans notre réalité historique. Ensuite on plonge dans le journal de bord de Christophe Colomb. Sauf que celui-ci ne quittera jamais Cuba, laissant un autre avantage aux Indiens. La troisième partie livre sous la forme d’une épopée nationale, comme on en fit beaucoup au XVIème siècle, l’arrivée d’une troupe d’Incas en Espagne et comment ils se sont imposés comme une force qui compte. Et surtout comment ils ont changé le cours de l’Histoire ! La dernière partie imite un roman picaresque à la sauce Don Quichotte, montrant les (més)aventures d’un jeune homme dans ce nouveau monde dominé par l’Inca.

Cela peut paraitre inutilement compliqué mais c’est tellement bien fait ! Il faut avoir une très bonne connaissance du sujet pour pouvoir le modifier en profondeur comme le fait l’auteur et il n’y a pas de meilleur moyen de s’interroger sur notre histoire que d’imaginer ce qu’elle aurait pu être. Une lecture que nous recommandons aux amateurs de romans historiques mais aussi aux curieux !