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A crier dans les ruines/Alexandra Koszelyk

a crier dans les ruinesPremier roman de cette autrice française, il s’agit d’une des plus belle découverte de cette rentrée littéraire, à découvrir dès samedi 5 octobre, durant notre rendez-vous DLV.

Cette histoire qui s’étire sur une vingtaine d’année se place quelque temps avant le jour de la catastrophe de Tchernobyl. Nous sommes à Pripiat, ville moderne de l’Est, nichée dans un écrin  de verdure. Léna est une jeune fille brillante d’une dizaine d’année, fille de deux ingénieurs travaillant à la Centrale et Ivan, son camarade, est le fils d’un agriculteur très attaché à ses terres. Alors qu’une amitié hors du commun lie ces deux êtres, l’accident nucléaire vient tout bouleverser. Les parents de Léna quitteront précipitamment le pays pour rejoindre de la famille installée en France tandis que les proches d’Ivan ne pourront se résoudre  à partir. Vingt ans plus tard, quelle sera la vie de ces deux personnages ? Parviendront-ils à se retrouver ou Tchernobyl les aura-t-elle définitivement séparés ?

Au-delà d’une poignante histoire d’amitié, d’amour entre deux êtres, c’est avant tout une mémoire plus collective qu’Alexandra Koszelyk parvient à nous dépeindre. Le style est simple mais élégant à travers un langage parfois épistolaire posé avec beaucoup de pudeur. Les différents protagonistes nous feront revivre les espérances et les effrois de l’Est, l’atmosphère de la Guerre Froide et la chute du Mur.

Il existe aujourd’hui de nombreuses images sensationnelles liées à cette triste période historique. Mais peut-être, peu sont-elles aussi juste que les mots A crier dans les ruines.