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Blackwing volume 1, La marque du corbeau / Ed McDonald

 

corbeauVoilà un premier très abouti et très efficace ! Dès les premières lignes le ton est donné : c’est un monde sans pitié et des héros abîmés qui nous attendent. Et en fantasy ça nous change de la compagnie brillante et chevaleresque qui sauve le monde !

Car Ryhalt Galharrow et ses hommes sont tout sauf chevaleresques : mercenaires chasseurs de primes, tueurs aguerris. Ce sont les seuls qui se frottent à la Désolation, un lieu ravagé (jusqu’au ciel d’une couleur glauque) lorsque la Machine a été utilisée plusieurs années auparavant. Car de l’autre côté de la Désolation, il y a les Rois des Profondeurs, des êtres immortels avec des armées comparables à des zombies. C’est vous dire si ce sont des durs à cuire !

Pourtant ils ont tous des failles, Galharrow le premier. L’une d’elles est la mystérieuse femme qu’il doit sauver dans un fort de la Désolation. Une femme qui le replonge dans son passé. Une femme surtout qui semble attirer tous les dangers : poursuivie par les sbires des Rois des Profondeurs jusqu’aux pontes de la capitale. Galharrow va devoir la protéger, tout en affrontant les hordes ennemies et les complots à l’intérieur de la capitale. Trop pour cet homme qui en a trop vu ou juste ce qu’il fallait pour prendre son destin en main ? Je vous laisse juge.

Ce premier volume rappelle à coup de personnages cassés par la guerre et d’humour grinçant et désabusé les mercenaires de la Compagnie noire de Glenn Cook, un classique du genre dark fantasy. Pourtant on retrouve aussi de la machinerie et des armes à poudres dans cette série qui devient un peu inclassable mais tellement satisfaisante ! Bien sûr, quelques défauts, propres aux premiers romans, sont à souligner mais globalement ils sont très minimes comparés aux promesses de cette série ! Alors allez-y d’autant que le volume 2 est déjà présent à la médiathèque.