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Cinéma

Top 2019 de l'équipe

 

Claire

Livre

In waves d'Aj Dungo

inwaves

Film

Vice d'Adam McKay

Disque

Homeless songs de Stephane Eicher

 

Lucie

Livre

De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic

Morgan Audic

Film

La Favorite de Yorgos Lanthimos

Disque

Lost Girls de Bat For Lashes

 

Louis

Livre

L'Esprit de Lewis - Acte II de Lionel Richerand et Bertrand Santini

 Esprit Lewis

Film

Douleur et Gloire de Pedro Almodovar 

Disque

Joker la Bo de Hildur Guðnadóttir

Gaëlle

Livre

Une femme en contre-jour de Gaëlle Josse

femme

Film

Parasite de Joon-ho Bong

Disque

Bleue de Keren Ann

Maud

Livre

Classe de lune de John Hare

classedelune

Film

Glass de M. Night Shyamalan

 Disque

Father of the bride de Vampire Weekend

Yann

Livre

Roi par effraction de François Garde

roi

Film

A Silent Voice de Naoko Yamada

Disque

Rammstein

 

stubbyCet étonnant petit film d’animation retrace l’histoire vraie de Stubby, un chien errant devenu héros de guerre. L’intrigue débute aux Etats-Unis durant la Première Guerre Mondiale : le soldat John Robert Conroy s’entraîne avant de partir en France pour soutenir les soldats français. Un chien abandonné infiltre par hasard le lieu d’entraînement de Conroy : ce dernier décide alors de l’adopter. Après avoir embarqué clandestinement à bord du navire menant le régiment américain en France, Stubby va devenir une mascotte. Au cœur de l’horreur du front, il sauvera des vies en repérant les soldats blessés et renforcera le moral des troupes, devenant ainsi un véritable héros de guerre. Stubby a notamment obtenu le grade de sergent, devenant ainsi supérieur à son maître, caporal.

Richard Lanni réussit l’exploit avec Stubby d’évoquer la Grande Guerre tout en restant à destination du jeune public. En effet, si la majeure partie du film se déroule dans les tranchées, aucune violence n’en découle. L’animation, la bande-son et le doublage sont très soignés (on retrouve notamment Gérard Depardieu dans le rôle du sympathique soldat français Gaston Baptiste) et contribuent à la réussite et l’élégance de l’ensemble du film.

A la fois divertissant et pédagogique, émouvant et drôle, Stubby saura ravir les enfants comme les parents !

 

vampireVampire, vous avez dit vampire ? (Fright Night en version originale) se déroule au cœur des années 80 et met en scène le quotidien d’un ado, Charlie Brewster, vivant avec sa mère dans un quartier résidentiel aux Etats-Unis et passionné de films d’épouvante. Ce schéma va être bouleversé par l’arrivé d’un nouveau voisin, Jerry Dandridge, dont l’étrangeté va immédiatement attirer l’attention de Charley : peu à peu, ce dernier comprend que ce nouvel arrivant est un vampire…

Ce joyau méconnu de la grande décennie du cinéma de genre est remarquable pour plusieurs raisons. Tout d’abord sa structure est intéressante et atypique : le film démarre sur une tonalité proche de celle des teen-movies ; on y voit les problématiques d’un ado américain des années 80, abordées avec recul et humour. L’arrivée de Jerry Dandridge marque le basculement du film dans le fantastique et la noirceur. Tom Holland frappe fort avec ce premier film en réactualisant finement le mythe de Dracula. Ici, pas d’ambiance gothique ni romantique : le vampire est ancré dans la réalité, est confronté à des problématiques modernes et vit parmi les citoyens modèles. A la fois drôle, effrayant et dramatique, ce film est une œuvre à part entière et réellement en avance sur son temps.

Le film est un peu daté mais son charme 80’s saura séduire les spectateurs appréciant le cinéma de genre : en effet, les effets spéciaux reposent entièrement sur le maquillage et le silicone, ce qui procure ainsi un effet très réaliste aux créatures fantastiques du film.

Vampire, vous avez dit vampire ? est aux films de vampires ce que Le Loup-garou de Londres de John Landis est aux films de loups-garous : un grand classique oublié à découvrir ou redécouvrir au plus vite !

DumboDans la vague des adaptations en prise de vues réelles des dessins animés de Walt Disney (La Belle et la Bête, Aladdin, Cendrillon etc.), Dumbo se démarque nettement en développant l’histoire du classique de 1941. Reprenant l’univers circassien et son héros, Tim Burton ajoute de nouveaux personnages gravitant autour de l’éléphanteau, et en particulier les membres de la famille Horrier.

En 1919, Holt Horrier, de retour du front, retrouve ses enfants, qu’il avait laissés au cirque Medici Brothers. Le directeur le nomme gardien des éléphants du cirque. L’un de ces animaux, Mrs Jumbo donne naissance à un petit qui a la particularité d’avoir des oreilles exceptionnellement grandes.

Il n’est pas surprenant de voir le réalisateur originaire de Burbank aux commandes d’un tel projet. Sa filmographie n’a eu de cesse de comprendre et mettre en valeur les freaks, ces personnages considérés comme différents voire monstrueux et inadaptés à la société. L’histoire de ce petit éléphant aux oreilles trop grandes mais qui parvient à utiliser cette différence pour s’envoler ne pouvait que plaire à Tim Burton.

Le film est émouvant voire déchirant dans les scènes de séparation entre Dumbo et sa mère et parvient à devenir sublime lors des scènes de voltige du personnage-titre. Pour l’occasion, le metteur en scène retrouve deux de ses acteurs fétiches, Mickael Keaton et Danny Devito, respectivement Batman et le Pingouin dans Batman Le Défi tandis qu’Eva Green apporte toute sa grâce en Colette Marchant, la reine des trapézistes.

Mais c’est bien Dumbo qui remporte la palme. Par ses grands yeux et sa maladresse enfantine entièrement numériques, il est incroyablement attachant et apporte toute l’émotion nécessaire à ce film imparfait mais dans le haut du panier des dernières productions de l’artiste gothique et bien meilleur que son autre remake live produit par Disney, un Alice au Pays des Merveilles de triste mémoire.

reinoAprès le thriller très réussi Que Dios nos perdone, le réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen frappe à nouveau un grand coup avec El Reino. Relatant l’histoire de Manuel Lopez-Vidal, un homme politique influent, le film décrit sa descente aux enfers lorsqu’il se retrouve impliqué dans une affaire de corruption révélée au grand public dans les médias.

La mise en scène est nerveuse, tendue, haletante et le réalisateur parvient à mettre les spectateurs du coté de cet homme pourtant corrompu et à leur faire craindre pour lui. Rodrigo Sorogoyen dresse une peinture mordante et juste du monde de la politique tout en offrant à l’incroyable Antonio de la Torre un rôle complexe et inoubliable.

El Reino est l’une des plus belles surprises cinématographiques de l’année 2018 et confirme l’excellence de son jeune metteur en scène qui assoit sa légitimité dans la petite sphère des nouveaux créateurs à suivre.

 

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