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Cinéma

 

underSam, 33 ans, vit seul à Los Angeles. Son existence bascule lorsqu’il rencontre Sarah, une nouvelle voisine, avec qui il tisse immédiatement des liens : la jeune femme disparaît mystérieusement le lendemain de leur rencontre. Sam se lance alors dans une enquête infernale qui tournera à l’obsession et l’emmènera dans les méandres maléfiques et surréalistes de la ville.

Le jeune réalisateur, qui a signé entre autres le très réussi It Follows en 2014, propose ici un film ambitieux qui est selon lui « fait pour être vu plusieurs fois ». Présenté en compétition pour la Palme d’Or au Festival de Cannes en 2018, Under the Silver Lake a suscité de nombreux débats, et pour cause ; il s’agit d’un véritable OVNI cinématographique. Entre thriller et comédie dramatique, noirceur et absurdité, le film propose une profonde réflexion sur l’omniprésence du conspirationnisme. En effet, le personnage principal plonge peu à peu dans la paranoïa suite à la disparition de sa voisine et se plonge dans un flot de mystères et d’énigmes souvent infondés… Le film rappelle les atmosphères singulières de David Lynch : le réalisateur a d’ailleurs embauché Patrick Fischler qui apparaît dans Mulholland Drive.

Très esthétique et empreint de clins d’œil (la musique orchestrale créant un décalage avec l’intrigue, l’affiche aux symboles cachés..), Under the Silver Lake fait partie de ces œuvres sans concessions à voir effectivement plusieurs fois pour en saisir tout le sens et la portée symbolique.

 

firstmanLe réalisateur de La La Land signe ici un somptueux biopic sur Neil Armstrong. L’intrigue se déroule aux Etats-Unis, au cœur des années 60 : Armstrong, jeune ingénieur aérospatial, est sélectionné pour diriger la mission Apollo 11, qui fera de lui le premier homme à poser un pied sur la Lune. Durant deux heures vingt, le spectateur suit les étapes de cette incroyable mission, des tests physiques suivant la sélection jusqu’au voyage vers la Lune, le tout magistralement interprété, notamment par Ryan Gosling, impeccable dans ce rôle de génie impassible et taciturne.

Ce film à la fois historique et poétique, classique et singulier, propose une expédition doublée d’une introspection. En effet, la dimension universelle de la mission Apollo 11 se mélange habilement à l’intime, et montre un héros ambigu aux failles multiples. D’une incroyable justesse, notamment concernant les interprétations, le film transpose élégamment cet épisode majeur de l’Histoire, avec en filigrane un contexte historique complexe.

 

 

paranoiaCe film retrace l’histoire de Saywer Valentini (interprétée par Claire Foy, connue pour son rôle d’Elisabeth II dans la série-événement The Crown), jeune femme venant tout juste d’emménager seule en Pennsylvanie. Elle décide d’y consulter une psychologue afin d’évoquer un traumatisme récent ; en effet, Saywer a été harcelée pendant plusieurs mois par un individu à la personnalité fortement obsessionnelle. A la suite de ce rendez-vous, la jeune femme se retrouve internée en hôpital psychiatrique, contre son gré. Le cauchemar gagnera en ampleur lorsqu’elle reconnaîtra son harceleur déguisé en infirmier…

Steven Soderbergh, qui a réalisé notamment Sexe, mensonges et vidéo, Ocean’s Eleven et plus récemment la superbe série The Knick, confirme son retour avec cette expérimentation haletante. En effet, le réalisateur a choisi de tourner son film entièrement à l’Iphone, plus précisément avec trois Iphone 7, en deux semaines seulement. Paranoïa est donc un bijou atypique d’un point de vue technique mais également thématique : du registre réaliste dénonciateur, le film vire au thriller angoissant sans crier gare. A travers le récit de la mésaventure de Saywer, Soderbergh a souhaité dénoncer le système psychiatrique américain : après avoir été internée de force, les médecins abusent d’elle afin de vider son assurance. Ce thème, qui n’est pas sans rappeler Vol au-dessus d’un nid de coucou, avait déjà été abordé par le réalisateur avec Effets secondaires en 2013. Les pistes sont rapidement brouillées au fil de l’intrigue : le harceleur existe-t-il réellement ou est-ce le fruit de l’imagination du personnage principal ? Un véritable suspense est alors mis en place, qui fait entrer Paranoïa au panthéon des grands thrillers.

Soderbergh signe ici un film très maîtrisé, qui tient en haleine du début à la fin, pourtant avec un budget très restreint. Une vraie réussite, qui ne pourra laisser le spectateur de marbre !

dililiMichel Ocelot a une place à part dans le monde du cinéma d’animation. Il a offert au dessin animé français quelques-unes de ses plus belles réalisations et a réussi à imposer son style graphique unique ! Son premier succès Kirikou et la sorcière développait une direction artistique originale jouant sur la symétrie et la profondeur des décors, Princes et Princesses remettait au gout du jour le théâtre d’ombres tandis qu’Ocelot se mettait à l’animation 3D avec Azur et Asmar quelques années après. Avec son dernier film, le réalisateur innove à nouveau et plonge ses personnages dessinés dans de véritables photographies de Paris.

Dilili à Paris se déroule donc à la belle époque et suit les aventures d’une petite fille kanake échappée du zoo humain d’une Exposition universelle. Aidée par son ami Orel, elle va enquêter sur la disparition de jeunes filles enlevées par le mystérieux réseau de bandits : les Mâles-Maitres. Tout au long de ses recherches, Dilili va rencontrer les personnages mythiques de la ville des lumières ! Ainsi, Marie Curie, Louise Michel, Marcel Proust, Louis Pasteur, Colette, Toulouse-Lautrec, Sarah Bernhardt, Renoir, Rodin, Monet, Degas, Camille Claudel, Picasso, Colette, Ravel, Fauré, Debussy, Satie, entres autres, croisent la route de Dilili au Moulin Rouge, à l’Opéra Garnier ou encore aux égouts etc.

Aussi émouvante que sublime graphiquement, cette nouvelle œuvre de Michel Ocelot s’avère être féministe et délivre un beau message de tolérance. Les couleurs sont, comme toujours chez ce réalisateur, éclatantes et Dilili, petite cousine éloignée de Kirikou, est un merveilleux personnage. Des fulgurances poétiques apparaissent au détour de scènes : des promenades en bateau-cygne géant ou à dos de guépard dans l’appartement de Sarah Bernhardt transportent littéralement le spectateur. Ce petit bijou d’humanité, d’humour et de beauté est à découvrir en famille !

En liberteA la mort de son mari, Yvonne jeune inspectrice de police découvre qu’il était un ripou. Abasourdie par cette nouvelle, elle va retrouver Antoine, l’homme injustement incarcéré à la place de son défunt époux pendant huit ans.

Véritable bouffée d’air frais dans l’univers de la comédie française, En liberté ! met en scène des comédiens tous parfaits et en particulier Adèle Haenel, Pio Marmai et Damien Bonnard. Les quiproquos et les situations improbables s’enchainent sur un rythme enlevé tandis que tout ce petit monde déjanté et burlesque devient de plus en plus tendre et même émouvant !

Des cambriolages totalement loufoques, des statues ridicules, des fausses courses-poursuites et un commissariat haut en couleur vous feront passer un bon moment avec Yvonne, Antoine et Louis ! Car En liberté ! est un film pétillant et frais qui arrive toujours à sortir des sentiers battus et à surprendre autant qu’amuser le spectateur.

A découvrir !

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