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Under the Silver Lake / David Robert Mitchell

 

underSam, 33 ans, vit seul à Los Angeles. Son existence bascule lorsqu’il rencontre Sarah, une nouvelle voisine, avec qui il tisse immédiatement des liens : la jeune femme disparaît mystérieusement le lendemain de leur rencontre. Sam se lance alors dans une enquête infernale qui tournera à l’obsession et l’emmènera dans les méandres maléfiques et surréalistes de la ville.

Le jeune réalisateur, qui a signé entre autres le très réussi It Follows en 2014, propose ici un film ambitieux qui est selon lui « fait pour être vu plusieurs fois ». Présenté en compétition pour la Palme d’Or au Festival de Cannes en 2018, Under the Silver Lake a suscité de nombreux débats, et pour cause ; il s’agit d’un véritable OVNI cinématographique. Entre thriller et comédie dramatique, noirceur et absurdité, le film propose une profonde réflexion sur l’omniprésence du conspirationnisme. En effet, le personnage principal plonge peu à peu dans la paranoïa suite à la disparition de sa voisine et se plonge dans un flot de mystères et d’énigmes souvent infondés… Le film rappelle les atmosphères singulières de David Lynch : le réalisateur a d’ailleurs embauché Patrick Fischler qui apparaît dans Mulholland Drive.

Très esthétique et empreint de clins d’œil (la musique orchestrale créant un décalage avec l’intrigue, l’affiche aux symboles cachés..), Under the Silver Lake fait partie de ces œuvres sans concessions à voir effectivement plusieurs fois pour en saisir tout le sens et la portée symbolique.