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Cinéma

lamuleCe magnifique film signé Clint Eastwood retrace une période difficile de la vie d’Earl Stone, superbement interprété par le réalisateur lui-même, qui à 80 ans se trouve en grande difficulté financière et est contraint d’abandonner son entreprise. On lui propose alors un travail qui changera le cours de sa vie : embauché en tant que chauffeur par un cartel mexicain, Earl devient une « mule ».

Clint Eastwood confirme à nouveau son immense talent avec ce film très réussi et d’une incroyable justesse. La Mule rappelle sur de nombreux points le très personnel Gran Torino, qui racontait l’histoire d’un vieux loup solitaire et attachant, confronté malgré lui à la violence des gangsters voisins. Ici, Earl est confronté à des soucis d’ordre financier, mais aussi émotionnel ; arrivé au crépuscule de sa vie, il souhaite remédier aux relations conflictuelles avec son entourage. Aussi porté par d’excellents acteurs, notamment Bradley Cooper en agent de la DEA, ce film tient le spectateur en haleine du début à la fin, tout en étant à la fois contemplatif, drôle, mélancolique et émouvant.

La Mule est à voir sans hésitation et fera à coup sûr partie du panthéon des classiques !

Spider Man New GenerationMiles Morales est un adolescent vivant à Brooklyn qui tente de s’intégrer dans son nouveau collège. Alors qu’un jour, il se fait piquer par une araignée radioactive et développe des pouvoirs hors du commun, Le Caïd, un criminel influent de la ville, met au point un accélérateur de particules qui ouvre des portails sur d’autres dimensions. De l’une d’elles débarque un dénommé Peter Parker alias Spiderman…

Alors que de nouvelles adaptations du super-héros ne cessent d’arriver sur les écrans, ce dessin animé se démarque nettement par son graphisme et sa liberté de ton. Les couleurs explosent à l’écran tandis que l’animation endiablée et la mise en scène virevoltante subliment le film. Spiderman : New generation se rapproche alors au plus près d’un comic book live avec ses codes graphiques et ses cadrages tout en rendant hommage, au détour de quelques scènes, à d’autres univers visuels (l’animation japonaise et celui des vieux cartoons de la Warner Bros).

L’humour et l’émotion ne sont pas en reste pour autant. La galerie de personnages est haute en couleur et notamment un Spider-Cochon impayable et hilarant (Spider-Ham en langue originale, un véritable personnage qui a eu le droit à sa propre BD !).

Et comme dans tout bon film de super-héros, les personnages gagnent en profondeur au fur et à mesure des épreuves à passer, la perte d’un être cher faisant partie intégrante de la mythologie de l’homme-araignée.

Bref, ce dessin animé rejoint le haut du panier des adaptations de Spiderman sur grand écran à côté de la trilogie de Sam Rami ! A découvrir !

Woman at WarHalla mène un combat contre l’implantation industrielle dans son pays, l’Islande, en sabotant les lignes à haute tension. Sa vie est chamboulée et son activité remise en question lorsqu’elle apprend que son rêve d’adoption va pouvoir se réaliser. 

Magnifique fable écologique, Woman at war est un film atypique qui dresse le portrait complexe d’une femme forte. 

Le long métrage alterne les scènes de pur thriller lorsque Halla est traquée de toutes parts par les autorités qui veulent débusquer le mystérieux saboteur et des moments plus dramatiques et drôles.

Une réelle poésie se dégage des images lorsque la bande originale est jouée en live dans le film. Un groupe de musiciens, tel un chœur antique commentant l’histoire, apparait lors des scènes cruciales semblant ainsi autant s’adresser à l’héroïne qu’au public. Cette idée merveilleuse et originale de mise en scène alliée aux magnifiques paysages de l’ile confère au long métrage un lyrisme insoupçonné.

Les choix vont devenir de plus en plus cornéliens pour Halla et Woman at War se pare alors d’accents plus tragiques et profonds. Benedikt Erlingsson a réalisé un film indépendant et puissant qui a frappé fort au point qu’un remake par Jodie Foster est actuellement en préparation.

Thunder RoadJimmy Arnaud, jeune policier texan fragilisé par le décès de sa mère et son divorce, tente de maintenir le cap pour ne pas perdre la garde de sa fille.

Premier film de Jim Cummings, Thunder Road alterne les scènes anthologiques où les rires succèdent aux pleurs. La première scène qui prend comme décor des funérailles est incroyable car elle nous présente très efficacement ce personnage de loser aussi maladroit qu’hypersensible, toujours sur le fil du rasoir. Le réalisateur-acteur est habile et manie le mélange des registres d’une main de maitre. Ainsi il parvient à doter son long métrage singulier d’une réelle épaisseur et d’une belle sincérité. Egalement excellent interprète, il offre aux spectateurs lors de scènes inoubliables un très large éventail d’émotions.

 

marwenBienvenue à Marwen retrace l’histoire vraie de Mark Hogancamp, un américain devenu amnésique après avoir passé plusieurs jours dans le coma suite à une violente agression. Il tente de se souvenir et de se reconstruire de manière atypique : à l’aide de poupées et de maquettes, il crée un petit village belge imaginaire dans son jardin. Le village de Marwen abrite une équipe de résistants composée d’un aviateur et de six femmes fatales luttant contre les nazis durant la Seconde Guerre Mondiale. Du début à la fin, le spectateur assiste à la progressive convalescence de Mark, avec une alternance entre réalité et fiction : ces deux dernières sont bien souvent entremêlées puisque la fiction va permettre au personnage principal d’affronter ses démons.