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Cinéma

theguiltyAu cœur du standard téléphonique d’un commissariat, un policier répond aux appels d’urgence. Il reçoit l’appel d’une femme qui vient d’être kidnappée par son propre mari. La conversation est brutalement coupée ; s’ensuit alors un engouement de la part de l’officier de police qui mettra tout en œuvre pour retrouver la trace de la jeune femme. Au fil de l’intrigue, le spectateur comprend que c’est la culpabilité qui le pousse à agir ainsi ; c’est une bavure qui a provoqué sa mutation au centre d’appels…

Primé dans de nombreux festivals, ce premier film du jeune réalisateur danois Gustav Möller réussit l’exercice difficile du huis clos. De la première à la dernière minute, le spectateur est happé par ce suspense qui ne repose que sur les voix et sons au téléphone. La caméra ne quitte jamais son personnage principal, magistralement interprété par Jakob Cedergren, dont le jeu est hypnotique.  

Ce film atypique deviendra vite incontournable tant il est éblouissant de maîtrise ; car c’est bien la mise en scène épurée et une action qui réside uniquement dans la bande-son qui font de The Guilty un des thrillers les plus marquants de ces dernières années !

 

edmondEn 1897, le jeune et peu connu auteur Edmond Rostang, suite à une succession d’échecs, propose au grand comédien Constant Coquelin une nouvelle pièce de théâtre qui doit être jouée dans quelques semaines. Le problème est qu’il ne l’a pas encore écrite. Il n’a que le titre : Cyrano de Bergerac.

Avec cette adaptation cinématographique de sa propre pièce à succès (5 Molières), Alexis Michalik nous plonge dans les coulisses plus ou moins fantasmés de ce chef d’œuvre de la littérature française. Inspiré du film Shakespeare in Love ou, de la même façon, la fiction se mèle à la réalité, Edmond emporte le spectateur dans un tourbillon de péripéties et de dialogues ciselés. Le casting est parfait et on se surprend à reconnaitre les stars actuelles du cinéma français sous les traits des étoiles du théatre de l'époque.

firstmanLe réalisateur de La La Land signe ici un somptueux biopic sur Neil Armstrong. L’intrigue se déroule aux Etats-Unis, au cœur des années 60 : Armstrong, jeune ingénieur aérospatial, est sélectionné pour diriger la mission Apollo 11, qui fera de lui le premier homme à poser un pied sur la Lune. Durant deux heures vingt, le spectateur suit les étapes de cette incroyable mission, des tests physiques suivant la sélection jusqu’au voyage vers la Lune, le tout magistralement interprété, notamment par Ryan Gosling, impeccable dans ce rôle de génie impassible et taciturne.

 

underSam, 33 ans, vit seul à Los Angeles. Son existence bascule lorsqu’il rencontre Sarah, une nouvelle voisine, avec qui il tisse immédiatement des liens : la jeune femme disparaît mystérieusement le lendemain de leur rencontre. Sam se lance alors dans une enquête infernale qui tournera à l’obsession et l’emmènera dans les méandres maléfiques et surréalistes de la ville.

Le jeune réalisateur, qui a signé entre autres le très réussi It Follows en 2014, propose ici un film ambitieux qui est selon lui « fait pour être vu plusieurs fois ». Présenté en compétition pour la Palme d’Or au Festival de Cannes en 2018, Under the Silver Lake a suscité de nombreux débats, et pour cause ; il s’agit d’un véritable OVNI cinématographique. Entre thriller et comédie dramatique, noirceur et absurdité, le film propose une profonde réflexion sur l’omniprésence du conspirationnisme. En effet, le personnage principal plonge peu à peu dans la paranoïa suite à la disparition de sa voisine et se plonge dans un flot de mystères et d’énigmes souvent infondés… Le film rappelle les atmosphères singulières de David Lynch : le réalisateur a d’ailleurs embauché Patrick Fischler qui apparaît dans Mulholland Drive.

dililiMichel Ocelot a une place à part dans le monde du cinéma d’animation. Il a offert au dessin animé français quelques-unes de ses plus belles réalisations et a réussi à imposer son style graphique unique ! Son premier succès Kirikou et la sorcière développait une direction artistique originale jouant sur la symétrie et la profondeur des décors, Princes et Princesses remettait au gout du jour le théâtre d’ombres tandis qu’Ocelot se mettait à l’animation 3D avec Azur et Asmar quelques années après. Avec son dernier film, le réalisateur innove à nouveau et plonge ses personnages dessinés dans de véritables photographies de Paris.

Dilili à Paris se déroule donc à la belle époque et suit les aventures d’une petite fille kanake échappée du zoo humain d’une Exposition universelle. Aidée par son ami Orel, elle va enquêter sur la disparition de jeunes filles enlevées par le mystérieux réseau de bandits : les Mâles-Maitres. Tout au long de ses recherches, Dilili va rencontrer les personnages mythiques de la ville des lumières ! Ainsi, Marie Curie, Louise Michel, Marcel Proust, Louis Pasteur, Colette, Toulouse-Lautrec, Sarah Bernhardt, Renoir, Rodin, Monet, Degas, Camille Claudel, Picasso, Colette, Ravel, Fauré, Debussy, Satie, entres autres, croisent la route de Dilili au Moulin Rouge, à l’Opéra Garnier ou encore aux égouts etc.

Aussi émouvante que sublime graphiquement, cette nouvelle œuvre de Michel Ocelot s’avère être féministe et délivre un beau message de tolérance. Les couleurs sont, comme toujours chez ce réalisateur, éclatantes et Dilili, petite cousine éloignée de Kirikou, est un merveilleux personnage. Des fulgurances poétiques apparaissent au détour de scènes : des promenades en bateau-cygne géant ou à dos de guépard dans l’appartement de Sarah Bernhardt transportent littéralement le spectateur. Ce petit bijou d’humanité, d’humour et de beauté est à découvrir en famille !

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