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Cinéma

firstmanLe réalisateur de La La Land signe ici un somptueux biopic sur Neil Armstrong. L’intrigue se déroule aux Etats-Unis, au cœur des années 60 : Armstrong, jeune ingénieur aérospatial, est sélectionné pour diriger la mission Apollo 11, qui fera de lui le premier homme à poser un pied sur la Lune. Durant deux heures vingt, le spectateur suit les étapes de cette incroyable mission, des tests physiques suivant la sélection jusqu’au voyage vers la Lune, le tout magistralement interprété, notamment par Ryan Gosling, impeccable dans ce rôle de génie impassible et taciturne.

dililiMichel Ocelot a une place à part dans le monde du cinéma d’animation. Il a offert au dessin animé français quelques-unes de ses plus belles réalisations et a réussi à imposer son style graphique unique ! Son premier succès Kirikou et la sorcière développait une direction artistique originale jouant sur la symétrie et la profondeur des décors, Princes et Princesses remettait au gout du jour le théâtre d’ombres tandis qu’Ocelot se mettait à l’animation 3D avec Azur et Asmar quelques années après. Avec son dernier film, le réalisateur innove à nouveau et plonge ses personnages dessinés dans de véritables photographies de Paris.

Dilili à Paris se déroule donc à la belle époque et suit les aventures d’une petite fille kanake échappée du zoo humain d’une Exposition universelle. Aidée par son ami Orel, elle va enquêter sur la disparition de jeunes filles enlevées par le mystérieux réseau de bandits : les Mâles-Maitres. Tout au long de ses recherches, Dilili va rencontrer les personnages mythiques de la ville des lumières ! Ainsi, Marie Curie, Louise Michel, Marcel Proust, Louis Pasteur, Colette, Toulouse-Lautrec, Sarah Bernhardt, Renoir, Rodin, Monet, Degas, Camille Claudel, Picasso, Colette, Ravel, Fauré, Debussy, Satie, entres autres, croisent la route de Dilili au Moulin Rouge, à l’Opéra Garnier ou encore aux égouts etc.

Aussi émouvante que sublime graphiquement, cette nouvelle œuvre de Michel Ocelot s’avère être féministe et délivre un beau message de tolérance. Les couleurs sont, comme toujours chez ce réalisateur, éclatantes et Dilili, petite cousine éloignée de Kirikou, est un merveilleux personnage. Des fulgurances poétiques apparaissent au détour de scènes : des promenades en bateau-cygne géant ou à dos de guépard dans l’appartement de Sarah Bernhardt transportent littéralement le spectateur. Ce petit bijou d’humanité, d’humour et de beauté est à découvrir en famille !

 

paranoiaCe film retrace l’histoire de Saywer Valentini (interprétée par Claire Foy, connue pour son rôle d’Elisabeth II dans la série-événement The Crown), jeune femme venant tout juste d’emménager seule en Pennsylvanie. Elle décide d’y consulter une psychologue afin d’évoquer un traumatisme récent ; en effet, Saywer a été harcelée pendant plusieurs mois par un individu à la personnalité fortement obsessionnelle. A la suite de ce rendez-vous, la jeune femme se retrouve internée en hôpital psychiatrique, contre son gré. Le cauchemar gagnera en ampleur lorsqu’elle reconnaîtra son harceleur déguisé en infirmier…

Steven Soderbergh, qui a réalisé notamment Sexe, mensonges et vidéo, Ocean’s Eleven et plus récemment la superbe série The Knick, confirme son retour avec cette expérimentation haletante. En effet, le réalisateur a choisi de tourner son film entièrement à l’Iphone, plus précisément avec trois Iphone 7, en deux semaines seulement. Paranoïa est donc un bijou atypique d’un point de vue technique mais également thématique : du registre réaliste dénonciateur, le film vire au thriller angoissant sans crier gare.

En liberteA la mort de son mari, Yvonne jeune inspectrice de police découvre qu’il était un ripou. Abasourdie par cette nouvelle, elle va retrouver Antoine, l’homme injustement incarcéré à la place de son défunt époux pendant huit ans.

Véritable bouffée d’air frais dans l’univers de la comédie française, En liberté ! met en scène des comédiens tous parfaits et en particulier Adèle Haenel, Pio Marmai et Damien Bonnard. Les quiproquos et les situations improbables s’enchainent sur un rythme enlevé tandis que tout ce petit monde déjanté et burlesque devient de plus en plus tendre et même émouvant !

Des cambriolages totalement loufoques, des statues ridicules, des fausses courses-poursuites et un commissariat haut en couleur vous feront passer un bon moment avec Yvonne, Antoine et Louis ! Car En liberté ! est un film pétillant et frais qui arrive toujours à sortir des sentiers battus et à surprendre autant qu’amuser le spectateur.

A découvrir !

sleepySleepy Hollow, sorti en 1999, est peut-être l’un des derniers grands films de Tim Burton. S’inscrivant dans un regain d’intérêt d’Hollywood pour les grands mythes gothiques (Dracula de Francis Ford Coppola, Frankenstein de de Kenneth Branagh, Mary Reilly de Stephen Frears) dans les années 90, ce long métrage adapte la nouvelle de Washington Irving publiée en 1820. L’histoire suit l’enquête d’Ichabod Crane, un inspecteur de police new-yorkais qui se rend dans le petit village de Sleepy Hollow pour élucider une mystérieuse série de meurtres.

En s’attelant à ce projet, le réalisateur, bercé par les séries B depuis son enfance,  rend un magnifique hommage à tout un pan du cinéma horrifique, celui des studios de la Hammer et d’Universal. La forêt sombre et brumeuse où il ne fait pas bon s’aventurer rappelle la lande du Chien de Baskerville, la photographie proche du noir et blanc sublimée par de rapides éclats de rouge sang vif fait écho aux meilleurs films de Terence Fisher tandis que le moulin enflammé du Frankenstein de James Whale apparait en clin d’œil au détour d’une scène  etc…

Les comédiens sont également au diapason. Johnny Depp excelle en jeune enquêteur froussard aussi tiraillé entre la science et le surnaturel qu’hypersensible (il s’évanouit une bonne dizaine de fois !).Des acteurs mythiques, issus à nouveau des studios de la Hammer (Christopher Lee, Michael Gough) l’accompagnent dans cette aventure. Mais se sont bien les femmes qui sont au cœur du film. Sublimées par la caméra, elles sont toutes sorcières, ambiguës ou revanchardes. Christina Ricci, révélée par La Famille Addams, semblait être née pour jouer dans un film de Tim Burton tandis que Lisa Marie, sa muse de l’époque apparait dans des séquences furtives mais totalement marquantes et féériques.