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Cinéma

volontaireLaure, 23 ans, après des études supérieures, décide de s’engager dans la Marine Nationale. Elle y devient l’aspirant Baer et rencontre le commandant Rivière, avec qui une ambiguïté va rapidement s’installer. Au fil de sa formation à l’école navale, où elle doit se plier à la discipline rigoureuse propre à l’Armée, Laure prend la décision d’intégrer la formation de commando.

Ce beau film d’Hélène Fillières est un parti pris : il développe la thématique très peu exploitée au cinéma des femmes dans l’Armée. Le titre du film prend tout son sens avec le point de vue subjectif de Laure, interprétée par Diane Rouxel, qui remuera ciel et terre pour suivre la difficile formation de commando, normalement réservée aux hommes. L’ambiguïté entre l’aspirant et le commandant (implacable Lambert Wilson) est rapidement divulguée mais exploitée de manière élégante.

La réalisatrice n’a pas choisi n’importe quel décor : en effet, Volontaire, au même titre que la série Le Bureau des Légendes, a profité de la « mission cinéma » proposée par le Ministère de la Défense en 2017 visant à prêter des locaux pour une mise en avant du travail de la Défense. C’est donc à l’école navale de Brest que la majorité du film a été tourné ; Fillières a également travaillé en étroite collaboration avec des militaires qui l’ont conseillée.

Esthétique, élégant et intéressant, Volontaire a réellement le mérite de sortir des sentiers battus du cinéma français.

 

1 liQuatrième film du réalisateur Ziad Doueiri, L’Insulte relate la bataille judiciaire qui oppose Toni, un chrétien, à Yaser, un réfugié palestinien suite à une simple dispute. Ce procès fait ressurgir les tensions souterraines qui animent le Liban actuel proche de l’explosion sociale.

En montrant les conséquences disproportionnées d’un incident banal, le metteur en scène parle d’humanité. Ne prenant jamais parti pour l’un des camps, il révèle au contraire la complexité de l’histoire libanaise et de ses habitants. Film de procès, L’Insulte parvient à distiller du suspense, à provoquer des coups de théâtre qui tiennent le spectateur en haleine tout en le faisant douter à plusieurs reprises.

1 apCe nouveau film de Quentin Dupieux reprend les codes du cinéma policier français de la fin des années 70 et du début des années 80. Le huis clos dans un commissariat ainsi que l’interrogatoire entre les deux personnages principaux renvoient au Garde à vue de Claude Miller. L’affiche du film reprend le graphisme et la composition de celle de Peur sur la ville avec Jean-Paul Belmondo.

Mais Au poste ! adopte vite son propre ton : absurde, loufoque proche de l’humour belge. Porté par un duo impeccable, Benoit Poelvoorde et Grégoire Ludig (révélé par le Palmashow) le film décolle vraiment grâce à ses seconds rôles (une constante chez Quentin Dupieux). Marc Fraize joue un inénarrable flic borgne et idiot  tandis qu' Anais Demoustier est méconnaissable dans le rôle de sa compagne à l’accent Ch’ti. Tous deux, dotés d’un tic vocal énervant, sont hilarants ! Le film est, une fois n’est pas coutume, court et si vous aimez les univers burlesques et délirants vous ne serez pas déçus ! C’est pour ça !

1 pLorsque Nurullah se fait enlever et emprisonner par les Talibans, Parvana, sa fille de 11 ans va devoir se faire passer pour garçon afin de subvenir aux besoins de sa famille et tenter de faire libérer son père.

Après le magnifique Brendan et le Secret de Kells (2009), la réalisatrice Nora Twomey s’est lancé un défi avec Parvana : raconter et expliquer aux enfants la tragédie de l’Afghanistan. Et il est superbement relevé en adaptant le roman jeunesse à succès de Deborah Ellis. L’histoire est forte, dure, fidèle à la réalité sans jamais cependant tomber dans le misérabilisme. Le dessin animé se permet même des envolées colorées et poétiques dignes de Michel Ocelot lorsque Parvana raconte des histoires à son petit frère. Aussi graphiquement sublime que bouleversant par ses thématiques, Parvana est une véritable ode à la liberté et à l’imagination dans un monde ravagé par la guerre.