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Cinéma

NoureevRalph Fiennes signe ici un élégant biopic sur Rudolph Noureev, de son enfance difficile en Sibérie à son arrivée à Paris, en passant par ses années d’études à Leningrad. L’acteur-réalisateur mêle habilement les trois temporalités pour dresser un portrait à la fois réaliste et pudique de la légende russe de la danse classique, qui a bousculé les codes rigides de cette fascinante discipline par son tempérament et son style unique. Et c’est un authentique danseur russe et non un comédien qui interprète Noureev : Oleg Ivenko crève l’écran par sa grande ressemblance avec le danseur ainsi que par son jeu d’une grande justesse.

 

 

 

ventdelaliberteCinquième film du réalisateur allemand Michael Bully Herbig, Le Vent de la liberté relate l’histoire vraie de la famille Strelzyk et de la famille Wetzel qui en 1979 et en pleine guerre froide, rêvent de quitter l’Allemagne de l’Est. Ils vont tout faire pour tenter de passer le mur et rejoindre la RFA grâce à une montgolfière conçue par leurs soins.

Ce long métrage est une véritable réussite en racontant par le biais de l’intime, par les yeux de gens ordinaires tout un pan de l’Histoire allemande. Le Vent de la liberté parvient à flirter avec différents genres : l’aventure historique mais aussi le thriller et le film policier. Certaines scènes se parent d’humour tandis que d’autres dévoilent une aura plus profonde et dramatique.

La reconstitution historique est incroyable et témoigne d’un vrai souci du détail des équipes techniques et artistiques du film.

 

stubbyCet étonnant petit film d’animation retrace l’histoire vraie de Stubby, un chien errant devenu héros de guerre. L’intrigue débute aux Etats-Unis durant la Première Guerre Mondiale : le soldat John Robert Conroy s’entraîne avant de partir en France pour soutenir les soldats français. Un chien abandonné infiltre par hasard le lieu d’entraînement de Conroy : ce dernier décide alors de l’adopter. Après avoir embarqué clandestinement à bord du navire menant le régiment américain en France, Stubby va devenir une mascotte. Au cœur de l’horreur du front, il sauvera des vies en repérant les soldats blessés et renforcera le moral des troupes, devenant ainsi un véritable héros de guerre. Stubby a notamment obtenu le grade de sergent, devenant ainsi supérieur à son maître, caporal.

Richard Lanni réussit l’exploit avec Stubby d’évoquer la Grande Guerre tout en restant à destination du jeune public. En effet, si la majeure partie du film se déroule dans les tranchées, aucune violence n’en découle. L’animation, la bande-son et le doublage sont très soignés (on retrouve notamment Gérard Depardieu dans le rôle du sympathique soldat français Gaston Baptiste) et contribuent à la réussite et l’élégance de l’ensemble du film.

A la fois divertissant et pédagogique, émouvant et drôle, Stubby saura ravir les enfants comme les parents !

 

DumboDans la vague des adaptations en prise de vues réelles des dessins animés de Walt Disney (La Belle et la Bête, Aladdin, Cendrillon etc.), Dumbo se démarque nettement en développant l’histoire du classique de 1941. Reprenant l’univers circassien et son héros, Tim Burton ajoute de nouveaux personnages gravitant autour de l’éléphanteau, et en particulier les membres de la famille Horrier.

En 1919, Holt Horrier, de retour du front, retrouve ses enfants, qu’il avait laissés au cirque Medici Brothers. Le directeur le nomme gardien des éléphants du cirque. L’un de ces animaux, Mrs Jumbo donne naissance à un petit qui a la particularité d’avoir des oreilles exceptionnellement grandes.

Il n’est pas surprenant de voir le réalisateur originaire de Burbank aux commandes d’un tel projet. Sa filmographie n’a eu de cesse de comprendre et mettre en valeur les freaks, ces personnages considérés comme différents voire monstrueux et inadaptés à la société. L’histoire de ce petit éléphant aux oreilles trop grandes mais qui parvient à utiliser cette différence pour s’envoler ne pouvait que plaire à Tim Burton.

Le film est émouvant voire déchirant dans les scènes de séparation entre Dumbo et sa mère et parvient à devenir sublime lors des scènes de voltige du personnage-titre. Pour l’occasion, le metteur en scène retrouve deux de ses acteurs fétiches, Mickael Keaton et Danny Devito, respectivement Batman et le Pingouin dans Batman Le Défi tandis qu’Eva Green apporte toute sa grâce en Colette Marchant, la reine des trapézistes.

Mais c’est bien Dumbo qui remporte la palme. Par ses grands yeux et sa maladresse enfantine entièrement numériques, il est incroyablement attachant et apporte toute l’émotion nécessaire à ce film imparfait mais dans le haut du panier des dernières productions de l’artiste gothique et bien meilleur que son autre remake live produit par Disney, un Alice au Pays des Merveilles de triste mémoire.