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Cinéma

 

stubbyCet étonnant petit film d’animation retrace l’histoire vraie de Stubby, un chien errant devenu héros de guerre. L’intrigue débute aux Etats-Unis durant la Première Guerre Mondiale : le soldat John Robert Conroy s’entraîne avant de partir en France pour soutenir les soldats français. Un chien abandonné infiltre par hasard le lieu d’entraînement de Conroy : ce dernier décide alors de l’adopter. Après avoir embarqué clandestinement à bord du navire menant le régiment américain en France, Stubby va devenir une mascotte. Au cœur de l’horreur du front, il sauvera des vies en repérant les soldats blessés et renforcera le moral des troupes, devenant ainsi un véritable héros de guerre. Stubby a notamment obtenu le grade de sergent, devenant ainsi supérieur à son maître, caporal.

Richard Lanni réussit l’exploit avec Stubby d’évoquer la Grande Guerre tout en restant à destination du jeune public. En effet, si la majeure partie du film se déroule dans les tranchées, aucune violence n’en découle. L’animation, la bande-son et le doublage sont très soignés (on retrouve notamment Gérard Depardieu dans le rôle du sympathique soldat français Gaston Baptiste) et contribuent à la réussite et l’élégance de l’ensemble du film.

A la fois divertissant et pédagogique, émouvant et drôle, Stubby saura ravir les enfants comme les parents !

 

vampireVampire, vous avez dit vampire ? (Fright Night en version originale) se déroule au cœur des années 80 et met en scène le quotidien d’un ado, Charlie Brewster, vivant avec sa mère dans un quartier résidentiel aux Etats-Unis et passionné de films d’épouvante. Ce schéma va être bouleversé par l’arrivé d’un nouveau voisin, Jerry Dandridge, dont l’étrangeté va immédiatement attirer l’attention de Charley : peu à peu, ce dernier comprend que ce nouvel arrivant est un vampire…

DumboDans la vague des adaptations en prise de vues réelles des dessins animés de Walt Disney (La Belle et la Bête, Aladdin, Cendrillon etc.), Dumbo se démarque nettement en développant l’histoire du classique de 1941. Reprenant l’univers circassien et son héros, Tim Burton ajoute de nouveaux personnages gravitant autour de l’éléphanteau, et en particulier les membres de la famille Horrier.

En 1919, Holt Horrier, de retour du front, retrouve ses enfants, qu’il avait laissés au cirque Medici Brothers. Le directeur le nomme gardien des éléphants du cirque. L’un de ces animaux, Mrs Jumbo donne naissance à un petit qui a la particularité d’avoir des oreilles exceptionnellement grandes.

Il n’est pas surprenant de voir le réalisateur originaire de Burbank aux commandes d’un tel projet. Sa filmographie n’a eu de cesse de comprendre et mettre en valeur les freaks, ces personnages considérés comme différents voire monstrueux et inadaptés à la société. L’histoire de ce petit éléphant aux oreilles trop grandes mais qui parvient à utiliser cette différence pour s’envoler ne pouvait que plaire à Tim Burton.

Le film est émouvant voire déchirant dans les scènes de séparation entre Dumbo et sa mère et parvient à devenir sublime lors des scènes de voltige du personnage-titre. Pour l’occasion, le metteur en scène retrouve deux de ses acteurs fétiches, Mickael Keaton et Danny Devito, respectivement Batman et le Pingouin dans Batman Le Défi tandis qu’Eva Green apporte toute sa grâce en Colette Marchant, la reine des trapézistes.

Mais c’est bien Dumbo qui remporte la palme. Par ses grands yeux et sa maladresse enfantine entièrement numériques, il est incroyablement attachant et apporte toute l’émotion nécessaire à ce film imparfait mais dans le haut du panier des dernières productions de l’artiste gothique et bien meilleur que son autre remake live produit par Disney, un Alice au Pays des Merveilles de triste mémoire.

reinoAprès le thriller très réussi Que Dios nos perdone, le réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen frappe à nouveau un grand coup avec El Reino. Relatant l’histoire de Manuel Lopez-Vidal, un homme politique influent, le film décrit sa descente aux enfers lorsqu’il se retrouve impliqué dans une affaire de corruption révélée au grand public dans les médias.

La mise en scène est nerveuse, tendue, haletante et le réalisateur parvient à mettre les spectateurs du coté de cet homme pourtant corrompu et à leur faire craindre pour lui. Rodrigo Sorogoyen dresse une peinture mordante et juste du monde de la politique tout en offrant à l’incroyable Antonio de la Torre un rôle complexe et inoubliable.

El Reino est l’une des plus belles surprises cinématographiques de l’année 2018 et confirme l’excellence de son jeune metteur en scène qui assoit sa légitimité dans la petite sphère des nouveaux créateurs à suivre.

 

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