Accéder au contenu Accéder à la recherche Accéder au menu principal

Musique

dionysusDead Can Dance est un duo anglo-australien existant depuis 1981 ; il est composé de Brendan Perry et de Lisa Gerrard qui a travaillé durant ces dernières années sur de nombreuses musiques de films, notamment avec Hans Zimmer pour Gladiator. Ces musiciens hors-pair, à la fois chanteurs, compositeurs et multi-intrumentistes, ont proposé à leurs débuts une musique assez rock pour ensuite s’orienter progressivement vers des ambiances mystiques.  Avec un style hybride et des atmosphères à mi-chemin entre néo-classique et musique du monde, le groupe crée des sonorités toujours d’une grande justesse et élégance.

Dionysus est leur neuvième opus et est une véritable invitation au voyage. Il s’agit d’un album concept qui évoque Dionysos, le dieu de la vigne, de l’ivresse et de la démesure dans la mythologie grecque. Le duo s’est penché sur les musiques traditionnelles de différentes cultures célébrant le retour du printemps et la récolte. Des instruments des Balkans, de Corse, d’Espagne ont notamment été utilisés pour ce superbe voyage sonore. Le disque comprend sept morceaux répartis en deux actes, soulignant ainsi l’idée d’un ensemble cohérent et poussant l’auditeur à écouter le disque en entier.

Anastasis, l’album précédent du groupe, constitue une synthèse de leur œuvre : l’incroyable voix de Lisa Gerrard est notamment beaucoup plus présente. L’écoute de ces deux disques est une première approche idéale pour découvrir ce groupe absolument magique !

alchemyKeyvan Chemirani est un multi-instrumentiste qui doit sa grande maîtrise de la musique traditionnelle persane à son père, Djamchid Chemirani, lui-même virtuose du zarb, instrument de percussion iranien. Ayant grandi dans les Alpes de Haute Provence, Keyvan fut influencé très tôt par les musiques à la fois orientales et méditerranéennes.

Ce disque est tout autant un projet audacieux qu’une histoire de famille. En effet, c’est à l’abbaye de Royaumont que Keyvan Chemirani définit son projet, centré autour du trio formé par lui-même, son père ainsi que son frère. A la musique persane viennent s’ajouter subtilement des rythmiques indiennes et des instruments occidentaux : cinq musiciens se sont greffés au trio familial pour créer ce mélange ambitieux et poétique.  

thomEn s’attelant à sa première musique de film, Thom Yorke, le leader de Radiohead, relève un grand défi. En effet, le film en question est le remake tant redouté du chef d’œuvre horrifique de Dario Argento, Suspiria, par Lucas Guadagnino. L’œuvre originale avait marqué les esprits notamment par les compositions incroyables de Goblin (un groupe de rock progressif) faites de boites à musique et de percussions tribales. La tâche n’était donc pas si aisée pour l’artiste anglais qui fit preuve d’audace en écrivant une bande son totalement inattendue.  Si elle reste inquiétante et le plus souvent instrumentale en utilisant des drones et des claviers maléfiques, la musique de Suspiria fait également la part belle à de sublimes chansons. Il suffit d’écouter l’incroyable Suspirium, une mélodie aérienne et émouvante composée simplement d’un piano, d’une flûte et de la voix haut perchée de Thom Yorke pour être convaincu. Indépendamment de la qualité du long métrage qui l’accompagne, cet album est une étape puissante et magnifique dans la discographie du musicien. A écouter !

princeCet album posthume de Prince marque les débuts du chanteur prodige, quelques mois avant de devenir l’interprète superstar de Purple Rain. Le disque comprend neuf chansons inédites et enregistrées dans le studio de l’artiste, qui accompagne sa propre voix au piano. Nous sommes en 1983, Prince a 25 ans et montre une grande maîtrise de ses instruments et de ses morceaux, dont l’ambiance est à mi-chemin entre blues, gospel et soul. Le morceau Mary Don’t You Weep notamment est une émouvante reprise d’un classique du gospel du XIXème siècle.

L’ensemble de ce beau disque transporte l’auditeur dans une ambiance poétique et intimiste, offrant ainsi un autre point de vue sur ce grand musicien.

 

altingunCrée par deux musiciens hollandais, Altin Gün (« l’âge d’or » en turc) revisite avec passion et énergie le rock psychédélique turc des années 60 et 70.

On, sorti au printemps dernier, est un premier album prometteur : ce sextet hollando-turc propose des reprises de standards de cette époque avec des sonorités à la fois rock, folk et psychédéliques. Les rythmes enjoués et endiablés laissent parfois place à des ballades : Goca Dunya, à l’ambiance folk-orientale, ou encore le mystérieux Sad Olup Gulmedim, superbement intéprété par Erdinc Yildiz Ecevit, également au saz et aux claviers. Le chant est partagé entre ce dernier et la charismatique Merve Dasdemir, qui ouvre le bal avec l’ensoleillé Tatli Dile Guler Yuze (littéralement "trop de paroles mielleuses et de visages souriants"). Le groupe, qui a joué en 2018 notamment aux festivals de Dour, des Vieilles Charrues et des Trans Musicales de Rennes, a su à chaque représentation rassembler les foules.